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[Découverte scientifique] La Revue Nature Communications publie les travaux de 2 chercheurs du LAMIH

Des chercheurs du groupe Biointerface de l'IS2M à Mulhouse avec la participation de Maxence Bigerelle et Julie Marteau du LAMIH UMR-CNRS 8201, ont mis en évidence un nouveau mode de migration, la curvotaxie.

Des chercheurs du groupe Biointerface de l'IS2M à Mulhouse avec la participation de Maxence Bigerelle et Julie Marteau du LAMIH UMR-CNRS 8201, ont mis en évidence un nouveau mode de migration, la curvotaxie.Les équipes du LAMIH UMR-CNRS 8201 de l'Université Polytechnique Hauts-de-France, de l'IS2M UMR-CNRS 7361 de l'Université de Haute-Alsace, de l'ISM UMR-CNRS 7287 UMR-CNRS de l'Université d'Aix Marseille, de SAINBIOSE U1059 INSERM de l'Université de Lyon, et de la Société MicroPat à Lausanne ont porté un projet de recherche novateur sur le rôle de la courbure des surfaces sur la migration cellulaire (Projet ANR SinusSurf). Les résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue Nature Communications.

Les cellules développent de multiples mécanismes pour appréhender et s'adapter finement à leur environnement. Une nouvelle capacité cellulaire, la «curvotaxie» est définie comme l'aptitude aux cellules de répondre aux variations de courbure à l'échelle cellulaire, caractéristique omniprésente des biotopes cellulaires. Pour démontrer et quantifier cette propriété, des surfaces sinusoïdales ultra-lisses présentant des modulations de courbure dans toutes les directions ont été élaborées par un procédé original et ont permis d'analyser et de comprendre le comportement des cellules dans ces paysages topographiques. Il a alors été montré que les cellules adhérentes évitent les régions convexes lors de leur migration et se positionnent dans des vallées concaves. L'imagerie en direct, combinée à une analyse fonctionnelle, montre que la curvotaxie repose sur une interaction dynamique entre le noyau et le cytosquelette, le noyau servant de capteur mécanique qui entraîne la cellule en migration vers des courbures concaves. Des analyses plus poussées montrent que la courbure du substrat affecte l'organisation et la dynamique des adhérences focales, la forme nucléaire et l'expression des gènes.

Dans l'ensemble, ces travaux identifient la curvotaxie comme un nouveau mécanisme de guidage cellulaire et promeuvent la courbure à l'échelle cellulaire comme un repère physique essentiel.

Un programme de recherche européen est en cours de construction, en relation avec des partenaires industriels, pour concevoir une nouvelle génération d'implants et de prothèses basée sur le concept de curvotaxie. L'influence de la courbure locale des surfaces est aussi étudiée sur des problématiques industrielles (Société Sames-Kremlin) en relation avec l'IMFT UMR-CNRS 5502 de l'Université de Toulouse, afin de réduire les fuites et pollutions d'organes mécaniques en frottement.

Découvrez l'article publié dans la revue Nature Communications

Des chercheurs du groupe Biointerface de l'IS2M à Mulhouse avec la participation de Maxence Bigerelle et Julie Marteau du LAMIH UMR-CNRS 8201, ont mis en évidence un nouveau mode de migration, la curvotaxie.