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[Exposition] Art et Science : "Champ n°3", par Gaëtan Robillard

Au Centre d'Arts Ronzier du 6 au 21 mars 2020

Gaëtan Robillard est artiste visuel et professeur associé à l’Université Gustave Eiffel. Il est aussi doctorant dans le laboratoire Art des Images, Art Contemporain (équipe INREV) de l'Université Paris 8. Ses recherches théoriques comprennent l’émergence de l'esthétique programmée en Europe dans les années 60 et la théorie du signe algorithmique. Il développe également une pratique d’installation des images dans lesquelles entrent en jeu les mathématiques, l’histoire et la sémiologie. Son travail a été montré en France et à l’international, dans des lieux comme la fondation art-science Le Laboratoire, le Centre Pompidou de Metz, la Biennale d’art de Lyon, le Festival international de cinéma FID Marseille, l’Institut Konrad Lorenz à Vienne, le Palais de Tokyo à Paris, ou encore le CCS Bard Hessel Museum à New-York et le Pearl Art Museum à Shanghai.

[Exposition] Art et Science : "Champ n°3", par Gaétan Robillard au Centre d'Arts Ronzier du 6 au 21 mars 2020

Dans le cadre d'une résidence dans le laboratoire LAMAV et de sa recherche sur l'esthétique algorithmique en doctorat à l’université Paris 8, Gaëtan Robillard présente une nouvelle exposition personnelle au Centre d'Arts Ronzier de l'Université Polytechnique Hauts-de-France.

La révolution algorithmique qui a été décrite comme une révolution silencieuse par Peter Weibel au début des années 2000, pose le problème de la visibilité des processus algorithmiques qui, par nature, se sont extraits du monde perceptible. Pourtant, les travaux qui ré-émergent aujourd'hui d'un philosophe comme Max Bense préparent dès les années 60 à une nouvelle façon de penser le langage visuel en simultané avec le processus de calcul statistique des machines. Avec le tournant environnemental, cette vision d'un côté et de l'autre de la surface des images (d'un côté la matière, de l'autre l'information) gagne un nouveau sens critique. À travers une mathématique des processus et des phénomènes, et de façon itérative, l'exposition explore la climatologie, le dessin, la transmission et l'entropie. Entre ordre et désordre, de salle en salle, la description du monde visible laisse place à un champ de processus dont il s'agit ici de faire l'expérience.

Au centre de ce projet d'exposition : une installation qui examine l’évolution de la vague à l’heure de la transition énergétique. À partir de données océanographiques, le travail se matérialise dans un réseau de surfaces qui distribue la simulation d’un champ de vagues. Le réseau de processeurs rend visible un flux d’opérations mathématiques qui engendrent à leur tour un déferlement de nombres. Alors que progressivement les processeurs se désynchronisent, le système restitue sa propre température, en interface avec l’environnement d’exposition. L’enquête qui porte sur les vagues extrêmes et la transformation du littoral prend alors forme dans une performance électro-acoustique qui accompagne le travail dans chacune des expositions. Faisant le pari d’une esthétique du calcul, ce projet de recherche en art interroge et problématise la manière dont les sciences du climat génèrent de nouveaux signes venant s’inscrire dans le monde.

  • Vernissage le vendredi 6 mars à 18h30 : performance sonore de Aude Rabillon à 18h30 [Il existe, au nord de l'archipel de Molène, un îlot battu par la puissante houle de l'Atlantique. Grâce à une rencontre avec le géographe Bernard Fichaut qui étudie cet îlot depuis les tempêtes de 1989, l'improvisation sonore redessine un paysage hors norme. On y mesure le travail de l'océan sur des blocs de granits de plusieurs tonnes. Dans cette atmosphère se réfléchissent le déferlement des nombres produits par l'installation et l'énergie engendrée par le déplacement de pans sonores qui la traversent.]

  • Ouverture au public (entrée gratuite) :
    > du mardi au vendredi de 12h à 14h et de 16h à 18h
    > le samedi de 11h à 17h

Soutiens
La résidence AIRLab est portée par la ComUE LNF, en partenariat avec la Région Hauts-de-France ; la Direction Régionale des Affaires Culturelles des Hauts-de-France ; la Métropole Européenne de Lille ; Valenciennes Métropole ; le Fresnoy – Studio national des arts contemporains ; l’Université de Lille ; l’Université Polytechnique Hauts-de-France ; 50° nord – Réseau transfrontalier d’art contemporain.

Evènements liés : deuxième rencontre des mathématiques, le 12 mars 2020